La « Table (Les tables ?) de coopération » se veut un dispositif coopératif d’acculturation à la supervision coopérative de problématiques coopératives. Le principe rejoint celui des logiciels libres [PhC1] ( modèle Linux).

Les thématiques apportées tourneront autour de « quelque chose qui ne va pas » [F2] pour la personne qui présentera le cas (démotivation, malaise, doutes, confusion, conflit naissant ou déclaré,… ) dans une situation rencontrée et incluant par nature la coopération : dans le domaine personnel (privé ou citoyen), dans le champ professionnel ou encore au sein de TP/TS.

Au-delà de la difficulté ressentie [F3] par la personne présentant le cas, le groupe présent à la Table de coopération  s’efforcera d’orienter les débats dans la perspective de construction d’un projet coopératif.

(Pour comprendre plus rapidement le principe de la Table de coopération, vous pouvez commencer par lire le § D Cadre et Protocole.)

A.     Comment avons-nous abouti au concept de « Table de coopération maquette » ?

a)     La Table de coopération a pour origine l’idée de « consultations coopératives », lancée en juin 2004 (voir en annexe l’évolution de l’idée et l’historique des réunions)

b)     Pourquoi l’appellation de «Table de coopération » ?

·         Elle se définit par rapport à la « table des négociations » : ici les points de vue se conjuguent plus qu’ils ne se confrontent.

·         Cette dénomination évoque également les tables de multiplication, addition, soustraction : au-delà de la seule intention, la coopération relève aussi de facteurs et de lois.

c)     Ce que la Table de coopération maquette aura de particulier :

·         Cette table maquette sera une sorte d’exercice d’école destiné à étudier le fonctionnement du dispositif tel qu’il a été conçu jusqu’à présent. La problématique abordée sera  donc cette fois celle de la création même de la «Table de coopération.

·         Les participants auront été choisis d’avance, comme spécialement intéressés et appropriés pour cette expérience préliminaire.

·         Une partie des « rôles » prévus par le dispositif de la Table (et qui seront normalement à répartir à chaque séance) auront été distribués d’avance aux personnes qui ont participé jusqu’à présent à l’élaboration du concept.

d)     La Table de coopération maquette devra être suivie d’une «Table de coopération pilote [PhC4] », traitant d’un cas « réel », mais pas encore ouverte largement, elle sera limitée à un public sélectionné[PhC5] .

B.      Déroulement de la Table de coopération maquette

Nous prévoyons pour cette Table maquette la participation de 12 personnes en tout, soit 8 personnes en plus de Laurence BARANSKI, Philippe CASTANG, Colette-Rebecca ESTIN  et François-Noël TISSOT qui ont participé à l’élaboration du concept.

Elle se déroulera  sur 140 minutes, qui se répartiront ainsi :

-          30 minutes pour poser le cadre :

o        10 minutes pour l’introduction par « l’hôte », cette fois-là Laurence BARANSKI  (voir plus bas la teneur de cette introduction)

o        15 minutes pour la lecture du Protocole par le « Cadre » (ou « gardien de la charte »), cette fois-là François-Noël TISSOT, qui lira  le Protocole et veillera à la désignation d’un d’Animateur et d’un « Cadenceur » ; (voir plus bas pour le Protocole)

o        5 minutes pour la présentation de la problématique coopérative, par Philippe CASTANG (voir plus bas) ;

-          60 minutes pour éclairer la problématique coopérative proposée ;

o        30 minutes pour un tour de table de questions/réponses destiné à apporter les éclaircissements nécessaires sur la thématique ;

o        30 minutes  de débat général sur la problématique ;[F6]

-          30 minutes pour tirer des enseignements de l’exercice de supervision :

o        15 minutes pour que chaque participant puisse exprimer à tour de rôle, son retour d’expérience (1 minute/personne) ;

o        15 minutes pour que le « Méta », cette fois-là Colette-Rebecca ESTIN, rende compte à la Table de coopération de ses observations quant à la façon dont, d’après lui, le processus coopératif  a été mis en œuvre dans l’ensemble de la séance. (Le « Méta » ne participe pas aux débats ; en revanche on ne l’interrompt pas [F7] et normalement ses paroles clôturent la séance.)

Pour permettre une capitalisation des savoir-faire, ces dernières 30 minutes seront enregistrées – au moins pour la Table maquette -,  avec un équipement dont Laurence BARANSKI  pourrait assurer la logistique et le fonctionnement.

-  20 minutes de discussion générale (introduite par l’hôte)  sur cette Table maquette, pour décider de ce qu’on fera ensuite : a-t-on suffisamment clarifié les questions de fond pour se lancer dans une « Table de coopération pilote [PhC8] » ?

C.     Introduction

Il semble souhaitable d’aborder  (au moins) les points suivants dans l’introduction  de la Table de coopération maquette :

·                     Dans le contexte de TP/TS, la Table de coopération, initiée par

Coopéractions, constitue une nouvelle activité ouverte au grand public, parallèlement aux cafés coopé.  Dans les cafés coopé, c’est l’animateur qui fait une proposition. Pour les Tables de coopération, ce sont les « demandeurs » [F9] qui apportent des thèmes et les personnes en charge ce jour-là ont [F10] pour fonction de créer la possibilité que tout le groupe se penche sur ces questions.

·                     Pour éclairer une problématique coopérative, il faut être dans une

dynamique coopérative (parce qu’on ne produit que ce que l’on est)

·                     Il s’agit d’un protocole expérimental : il n’est pas figé, mais destiné à

évoluer, il constitue une hypothèse momentanée à une exploration et

chacun est invité à s’en approprier l’expérience.

·                     Selon la réussite que connaîtront les Tables de coopération, il est possible

qu’elles essaiment en dehors de TP/TS. [F11] En intégrant les apports et les apprentissages de chacun, nous pouvons créer un modèle exportable par chacun dans les cercles, organisations, associations  qu’il fréquente, et qui sera  même susceptible « faire école ».

En même temps, il faudra être vigilant dans la sélection et le traitement des cas abordés pour ne pas créer un dispositif qui fasse concurrence à des offres existant déjà.

D.     Cadre et protocole (ou charte)

Voici le Protocole que nous avons prévu de faire lire par le Cadre pour introduire la Table de coopération maquette. (Ce protocole constitue une base de la charte définitive des Tables de coopération.)

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E.      Présentation du cas : création de la Table (de Tables ?)  de coopération

Annexe (1) Historique des réunions sur le projet

-          10 juin 2004 : réunion du comité Coopéractions + Colette Estin

-          9 juillet : réunion Colette, François-Noël  Tissot et Philippe Castang

-          6 septembre : réunion du comité + François-Noël et Colette

-          21 septembre : réunion Colette, François-Noël  Tissot et Philippe Castang

Annexe (2) Évolution du concept à partir de « Consultations coopératives »

Une proposition avait été faite à Coopéractions  par Colette le 10 juin de créer des « consultations coopératives ». Au fil de notre discussion du 9 juillet nous avons remis en question le projet de « consultation » et nous sommes passés à la définition d’une activité qui semble s’apparenter davantage à l’atelier. Le glissement entre les deux notions (qui a donné lieu à des échanges très éclairants et stimulants) s’est fait lorsque François-Noël a montré l’intérêt de revenir à la source de cette proposition – alors que nous avions l’impression de tourner un peu en rond en nous concentrant sur les modalités. Nous avons pu à partir de ce moment-là envisager le processus plutôt que le contenu, et cela nous a donné le sentiment d’envisager une dynamique plus proprement coopérative.

Retour à la source

Dans l’esprit de Colette, les « consultations  coopératives » avaient pour intérêt de :

1.      offrir un lieu de parole sur des difficultés que l’on a pu rencontrer touchant la coopération et sur lesquelles on n’a pas  par ailleurs l’opportunité de s’exprimer dans un cadre neutre ;

2.      aborder la coopération de manière concrète, tout en ayant des aperçus  éclairants sur son essence (à travers les difficultés que l’on peut rencontrer dans sa mise en œuvre) ;

3.      élargir l’impact de TP/TS en ouvrant son action sur l’extérieur (axe parallèle à celui des cafés coopé ; voir ci-dessous la différence entre les deux)

4.      créer un espace où puissent se réguler des conflits éventuels au sein de TP/TS.

A partir de là, nous avons vu qu’il n’était pas nécessaire de s’enfermer dans une logique de demandeur/donneur de consultation. Il s’agit plutôt d’établir une relation de parité où la personne qui fait part des difficultés qu’elle peut connaître offre au groupe l’opportunité à la fois de pratiquer la coopération et de méditer sur ses fondements.

La dénomination

Nous avons envisagé le terme « atelier », qui ne semble pas avoir l’agrément de certains, et celui de « dialogue », mais ce dernier concerne l’échange entre deux personnes.


[PhC1]Complément d’info

[F2]Colette, je ne comprends pas : je pensais que nous étions convenus lors de notre réunion du 21 septembre d’être en mode PROJET, plutôt qu’en mode REPARATION.

A ce titre, la formulation proposée était plutôt : « j’ai un projet coopératif que je souhaite fiabiliser par un éclairage coopératif ».

Seule cette posture nous permet  d’inviter nos collègues à la construction de ce projet, dans le cadre d’une « table » maquette.

[F3]Nous étions convenus que la personne présentait un cas, des faits, plutôt que du « ressenti ».

[PhC4]il s’agira là d’une session « pilote »

[PhC5]Il faudrait continuer l’expérimentation, lors de cette phase pilote.

[F6]Je propose de distinguer deux parties :

-          15 à 20 minutes pour débattre de la qualification des problématiques en jeu

-          10 à 15 minutes pour envisager les pistes de solution à explorer

[F7] Et on ne lui répond pas.

[PhC8]La mise en musique de ce « pilote » est fondamentale

[F9] Je préfèrerais « les participants ».

[F10] Je préfèrerais « encadrant cette réunion »

[F11] Les « Tables de Coopération » sont conçues comme un outil d’appropriation de la dynamique TP/TS ; elles sont donc destinées à essaimer largement au delà du cercle d’Interactions TP/TS qui les initie.